L'École Romaine
L'École Romaine n’a pas représenté un courant artistique univoque, mais plutôt une conception de l’œuvre d’art partagée par des peintres et des écrivains, en grande partie romains d’adoption seulement, qui refusaient la vision rhétorique du mouvement du Novecento, fondé à Milan par Margherita Sarfatti, et se rattachent aux expériences contemporaines les plus vitales.
Leurs recherches se différenciaient, du purisme de Donghi, Trombadori, Francalancia, dans le cadre du climat européen de retour à l’ordre après la guerre et après les expériences des avant-gardes des années Dix, à l’expressionisme de Mafai et Scipione qui recherchaient un signe vibrant et une luminosité souvent éclairée, dans le cas de Scipione, d'accents néobaroques, sans oublier le tonalisme de Cagli, Cavalli et Capogrossi, et Mafai dans les années Trente, le réalisme fort de Ziveri et Pirandello et du premier Guttuso, les expérimentations techniques et la recherche entre symbolisme et métaphysique de Ferruccio Ferrazzi.
Une atmosphère, donc, extrêmement varié, marquée par des expériences différentes que l’on peut cependant rattacher à la volonté d’un nouveau réalisme. Il est également important de souligner le rapport très étroits entre peintres, sculpteurs, gens de lettres et poètes qui étaient souvent les critiques les plus aigus des œuvres des artistes : Libero De Libero qui dirigeait la galerie La cometa, Giuseppe Ungaretti, Alfonso Gatto, Vincenzo Cardarelli, Romeo Lucchese, et plus tard Emilio Villa, Cesare Vivaldi, ont su saisir le nouveau climat que l’on respirait dans le monde de l’art et soutenir les artistes qu’ils considéraient à juste titre plus innovants. Cela, bien sûr, sans oublier l’activité des critiques purs qui, à partir de Lionello Venturi et d'Argan, considéraient la critique du contemporain comme une tâche essentielle de l’historien de l’art.
Un autre aspect important de ces années est le renouveau dans la sculpture, ici aussi avec des différences profondes d’un artiste à l’autre mais avec le sens commun d'un besoin d'échapper à la rhétorique et au monumentalisme. Mirko, Leoncillo, Mazzacurati, Fazzini et Antonietta Raphaël représentent pleinement cette exigence, aussi bien dans les techniques que dans les sujets souvent marqués par un fort expressionisme ou, dans les portraits, par la recherche d’un réalisme plus efficace. Une sculpture, donc, anti-célébrative et anti-académique.
THE INGRAO GUINA COLLECTION
Giulio Turcato, Senza titolo,1972, acrylic and oil on canvas
Francesco Ingrao and Ksenija Guina’s collection contains postwar works, donated to the City of Rome by the heirs and permanently displayed at the Museum of the Scuola Romana - Casino Nobile of Villa Torlonia.
After the death of Francesco Ingrao (September 27, 2003) and Ksenija (February 2010), thanks to Mirjana Jovic’s donation to Roma Capitale, thirty-five works from the Ingrao - Guina collection are now part of the Museum of Roman School the Scuola Romana - Casino Nobile of Villa Torlonia.
This valuable collection reveals a particular aspect of patronage in the twentieth century, which originates in the passion and interest for art and artists. The synergy between private and public institutions offers the opportunity to dispose of a collection that sums up the history of collecting in post-war Rome and of this key artistic period.
LIST OF WORKS
• Luigi Bartolini, 3 ragazze a Fonte Maggiore, 1940, etching and watercolor on paper
• Mirko Basaldella, Senza titolo, 1940, India ink on paper
• Nino Bertoletti, Studio per La piscina, 1951-52, graphite and chalk on brown paper
• Alberto Burri, Serigrafia con catalogo, 1981, screen printing on Fabriano paper
• Alberto Burri, Senza titolo, 1978, mixed technique on cardboard
• Alberto Burri, Senza titolo, 1977, acrovinilico and zinc white on canvas
• Alberto Burri, Oro e Nero 6, 1993, screen printing and gold leaf on Colombe paper
• Alberto Burri, Senza titolo, 1983, screen printing on Fabriano paper
• Corrado Cagli, Senza titolo, 1954, wax pastel on paper on wood
• Corrado Cagli, Falconiere, 1966, ink and pastel on paper
• Corrado Cagli, Lungo il Lungue Bungo, 1971, silkscreen on paper on canvas
• Corrado Cagli, Adamo, 1965, lithography and pen on Fabriano paper
• Corrado Cagli, Senza titolo, 1939, sanguine on paper
• Corrado Cagli, Il capocomico, 1967, silkscreen on Velour papier
• Pietro Consagra, Senza titolo, 1960, tempera on masonite
• Renato Guttuso, Senza titolo, 1940-50, India ink on paper
• Renato Guttuso, Sacra famiglia, 1946, India Ink and watercolour on paper on cardboard
• Renato Guttuso, Senza titolo, 1966, watercoloured Indian ink on paper
• Renato Guttuso, Senza titolo, 1944, ink on paper
• Mino Maccari, Senza titolo, 1940-50, drawing pen and India ink on paper
• Mario Mafai, Senza titolo, 1958-60, India ink and drawing pen on paper on canvas
• Sebastian Matta, Senza titolo, 1960-70, tempera on canvas
• Sebastian Matta, Mitologia, 1980, pastel on tracing paper
• Sebastian Matta, Vaso candeliere, 1976-80, terracotta
• Giuseppe Mazzullo, Senza titolo, 1973, watercoloured Indian ink on paper
• Giuseppe Mazzullo, Senza titolo, 1968, bronze
• Giuseppe Mazzullo, Senza titolo, 1965, watercoloured Indian ink on paper
• Giovanni Omiccioli, Senza titolo, 1949, watercolour and graphite on paper
• Giovanni Omiccioli, Senza titolo, 1940-50, India ink on paper
• Giulio Turcato, Senza titolo, 1942-46, tempera on canvas
• Giulio Turcato, Senza titolo ,1972, acrylic and oil on canvas
• Giulio Turcato, Senza titolo, 1972-74, graphite and diluted tempera on Japanese paper
• Renzo Vespignani, Senza titolo, 1958, lithograph on paper
• Renzo Vespignani, Senza titolo, 1983, mixed technique engraving on paper






